MODULE 4 / 5 · 60 MIN
Unité, souverainetés et libérations
Analyser groupes de Casablanca et Monrovia, OUA, libérations et citoyenneté.

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Introduction
Introduction
Durée visée : 12 minutes
À la veille de 1963, les dirigeants africains partagent l’objectif de décolonisation mais divergent sur la forme de l’unité. Le groupe de Casablanca, associé notamment à Nkrumah, Sékou Touré, Modibo Keïta et Gamal Abdel Nasser, défend une intégration politique forte. Le groupe de Monrovia privilégie coopération entre États souverains. Les catégories simplifient des positions changeantes, mais elles éclairent le compromis d’Addis-Abeba.
Le 25 mai 1963, trente-deux États fondent l’Organisation de l’unité africaine. Haïlé Sélassié accueille la conférence. La Charte affirme souveraineté, intégrité territoriale, non-ingérence et libération. Ces principes protègent les jeunes États, mais limitent parfois l’action face aux violences internes. L’intangibilité pratique des frontières héritées vise à prévenir des guerres généralisées ; elle ne rend pas ces frontières naturelles.
Le Comité de libération de l’OUA soutient des mouvements contre colonialisme portugais, domination blanche et apartheid. Amílcar Cabral lie libération nationale, culture et transformation sociale. Les trajectoires d’Angola, Mozambique, Guinée-Bissau, Zimbabwe, Namibie et Afrique du Sud montrent que 1960 n’est pas la fin de la décolonisation.
Les femmes sont actrices des luttes et des institutions. Aoua Keïta organise, écrit et participe à la politique soudanaise puis malienne. Bibi Titi Mohammed mobilise les femmes au Tanganyika. Funmilayo Ransome-Kuti articule droits des femmes, anticolonialisme et solidarité internationale. Leur présence oblige à interroger la citoyenneté après l’indépendance : l’unité continentale peut-elle être émancipatrice si les hiérarchies de genre restent intactes ?
Les coups d’État, partis uniques, guerres civiles, ajustements structurels et dette fragilisent les projets. Thomas Sankara réactive un internationalisme africain lié à la souveraineté économique, à l’écologie et à l’émancipation des femmes, tout en dirigeant un régime révolutionnaire qui doit aussi être examiné de façon critique.
Organise une simulation du sommet de 1963. Chaque groupe défend une architecture : fédération, confédération ou organisation intergouvernementale. Il doit proposer institutions, financement, défense des droits et mécanisme contre les coups d’État. Un jury de citoyennes et citoyens évalue les coûts démocratiques.
En 2002, l’Union africaine succède à l’OUA. Le dernier module demandera ce que signifie aujourd’hui relier libre circulation, droits, économie, climat, numérique et diasporas.
Pour approfondir · 4 ressources
African Union : Founding Fathers
Comparer projets politiques sans transformer la galerie en panthéon.
À faire : Comparer projets politiques sans transformer la galerie en panthéon.
Consulter la ressource ↗African Union : Founding Mothers
Identifier travail politique, institutions et effacements mémoriels.
À faire : Identifier travail politique, institutions et effacements mémoriels.
Consulter la ressource ↗African Union : OAU and AU history
Distinguer chronologie institutionnelle, objectifs et bilan.
À faire : Distinguer chronologie institutionnelle, objectifs et bilan.
Consulter la ressource ↗OAU Charter (1963)
Comparer libération, souveraineté, non-ingérence et frontières.
À faire : Comparer libération, souveraineté, non-ingérence et frontières.
Consulter la ressource ↗GARDER L’ESSENTIEL · QUESTION 1 / 10
Le groupe de Casablanca défend plutôt…
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